Le plantain – un indispensable à connaître !

Pistou de plantain

Si vous ne connaissez pas encore le plantain, il est indispensable de lire ce qui vient 🙂 ! Qu’il soit grand, moyen ou lancéolé, le plantain, avec son petit goût de champignon, peut sans problème se retrouver à notre table. Facile à reconnaître et présent un peu partout, il fait partie des plantes qu’un.e débutant.e en cueillette sauvage va vite intégrer dans son « répertoire ». Et pour celles et ceux qui veulent soigner des petits bobos du quotidien grâce aux plantes, le plantain deviendra rapidement indispensable…

Plantain lancéolé, plantago lanceolata
Plantain lancéolé, plantago lanceolata

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La grande bardane – excellent légume

Poêlée de racines de bardane

Même en plein hiver on voit encore les “squelettes” des bardanes se dresser dans le ciel. Séchés, les fruits toujours prêts à s’accrocher à la première bête qui passe. A ce stade, la plante est déjà morte, elle a fait son cycle de deux ans, seuls les graines attendent d’être portées là où elles pourront germer au printemps. Mais ce qui nous intéresse à cette époque hivernale, ce sont les plantes qui ont un an seulement. Leurs racines bien charnues sont prêtes à donner leur essence aux fleurs à venir de l’été prochain. Celui ou celle qui aura le courage d’en déterrer quelques-unes aura la chance de se régaler d’un bon plat d’hiver. Au Japon, la bardane est même cultivée pour ces racines.

Fruits de grande bardane en hiver – photo Andreas Rockstein

Une astéracée bisannuelle

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Tout se mange dans la grande berce

Cette semaine je veux vous parler de la grande berce, ou berce spondyle. J’adoooore cette plante ! Dans la berce, tout se mange : les racines, les tiges, les pétioles, les feuilles, les boutons floraux, les fruits ! Tout sauf les fleurs qui ont une odeur peu agréable. Ce qui est super, c’est que l’on trouve de la berce très facilement et en abondance. Et comme c’est une grande plante, la cueillette se fait très rapidement. En l’espace de quelques minutes vous avez rempli votre panier ! Pour cela, quand j’ai des invités de dernier moment, je vais souvent cueillir vite fait des feuilles de berce pour préparer mon repas. Très pratique… !

Grande berce, heracleum sphondylium, fleurs
Inflorescence de grande berce, heracleum sphondylium – photo Andreas Rockstein

Robuste et solide

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L’ortie – plante extraordinaire

Ortie givrée

Qui ne connaît et ne reconnaît pas l’ortie ? Une fois que vous vous êtes bien fait piquer, vous avez sûrement fait en sorte de l’éviter… Ce qui n’est pas toujours évident car elle aime s’installer proche de chez nous. Mais tant mieux ! Après avoir découvert tout ce que l’ortie peut nous apporter, vous n’aurez plus envie de vous en séparer ! Personnellement, elle fait partie de mes plantes favorites. J’adore son goût, on peut l’accommoder sous plein de formes différentes, la cueillette est facile et rapide, l’ortie a tout pour elle !

Ortie givrée

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L’églantier et ses cynorrhodons

Cynorrhodon givré

Cette semaine, j’ai envie de vous parler de l’églantier. Rosa canina, le rosier sauvage. En ce moment, juste avant Noël, il nous offre ses fruits ovales de couleur rouge vif, les cynorrhodons. Ils égaient le paysage, qui est parfois bien gris et triste à cette saison. Ils peuvent apporter une touche « nature » dans la déco de Noël, ils nous donnent un coup de fouet à la Vitamine C pour bien passer les fêtes et permettent de réaliser de délicieux cadeaux « faits maison ». Continuer la lecture de « L’églantier et ses cynorrhodons »

La tanaisie – toxique ou comestible ?

Tanaisie commune - Tanacetum vulgare

En bord de Loire, où j’habite, il est fréquent de rencontrer la tanaisie commune avec ses feuilles découpées et ses fleurs jaune or. Même si son goût est très amer,  il m’est arrivé de l’utiliser dans certains desserts pour son coté aromatique. Aussi, j’aime bien, de temps en temps, m’en préparer une infusion car je trouve son goût très agréable. Je savais que la tanaisie avait été utilisée comme plante abortive et je qu’il ne fallait pas en abuser. Mais, quand j’ai commencé mes recherches pour mon article, j’ai été surprise de constater que certains auteurs la classent carrément dans les plantes toxiques !!

Je vous avoue que cela m’a perturbé… Jusqu’à me poser la question s’il était opportun d’écrire un article sur cette plante. Mais réflexion faite, je préfère que vous connaissiez les possibles et les limites de l’utilisation de cette plante et que vous agissiez en connaissance de cause plutôt que de vous laisser dans l’ignorance. La liberté commence où l’ignorance finit. (Victor Hugo) J’ai alors fait le tri dans toutes les informations trouvées et vous présente ici ma conclusion.

Tanaisie commune - Tanacetum vulgare

Tanaisie commune – Tanacetum vulgare

Comment reconnaître la tanaisie ?

La tanaisie commune (Tanacetum vulgare) est une vivace de la famille des astéracées dont les feuilles apparaissent en touffes à partir du mois d’avril. Leur forme rappelle au premier coup d’œil celle des fougères. Les feuilles sont largement découpées et les folioles le sont à leur tour. Ces dernières sont dentées et terminent en pointe. Les feuilles caulinaires (ce sont celles qui poussent sur la tige, on les distingue de celles qui partent directement de la racine) embrassent la tige par deux petits lobes foliaires. Feuilles et tiges sont glabres (sans poils). Elles dégagent une odeur camphrée rappelant un peu le romarin mais en plus fort et, pour certaines personnes, en moins agréable.

Comment reconnaître la tanaisie ?

La tanaisie commune (Tanacetum vulgare) est une vivace de la famille des astéracées dont les feuilles apparaissent en touffes à partir du mois d’avril. Leur forme rappelle au premier coup d’œil celle des fougères. Les feuilles sont largement découpées et les folioles le sont à leur tour. Ces dernières sont dentées et terminent en pointe. Les feuilles caulinaires (ce sont celles qui poussent sur la tige, on les distingue de celles qui partent directement de la racine) embrassent la tige par deux petits lobes foliaires. Feuilles et tiges sont glabres (sans poils). Elles dégagent une odeur camphrée rappelant un peu le romarin mais en plus fort et, pour certaines personnes, en moins agréable.

Feuilles de tanaisie
Feuilles de tanaisie commune

Les tiges se dressent droit vers le ciel à partir du mois de mai/juin. Elles sont assez rigides, anguleuses, se ramifient vers le haut et atteignent jusqu’à 1 mètre, voire 1,50 m de hauteur. Elles portent des inflorescences couleur jaune or : des capitules de la largeur d’un pois, aplatis comme des pastilles. Chaque petite pastille est entourée, à la base, d’une collerette de bractées vertes. On appelle cela l’involucre.

Inflorescence composée

Vous rappelez-vous de ce que l’on avait dit au sujet des fleurs de la famille des astéracées dans l’article sur le pissenlit ? … Il s’agit d’inflorescences composées de très nombreuses petites fleurs qui sont ou tubulées ou ligulées. La tanaisie n’a que des fleurs tubulées (alors que la marguerite a des fleurs tubulées au centre et des fleurs ligulées sur le pourtour, et que le pissenlit n’a que des fleurs ligulées).

Fleurs de tanaisie - photo Andreas Rockstein
Fleurs de tanaisie – photo Andreas Rockstein

Les fleurs sont réunies en corymbes. On parle de corymbe quand l’ensemble des fleurs d’une inflorescence se trouve dans le même plan, un peu comme dans une ombelle. Par contre, pour être une ombelle, tous les pédoncules partent d’un même endroit ce qui n’est pas le cas d’un corymbe : ici les pédoncules sont insérés sur la tige de façon étagée. Plus les capitules floraux sont périphériques, plus les pédoncules dont longs.

Corymbe et ombelle
Corymbe et ombelle

Les fruits de la tanaisie sont des petits akènes (fruits secs) sans aigrette. La plante se reproduit par ses graines et par ses tiges souterraines qui propagent la plante, connue pour être robuste.

Répartition et culture

On trouve la tanaisie aux bords des chemins, des routes et des voies ferrées, dans des décombres, des terrains vagues, les anciennes carrières… En Val de Loire elle suit le cours de la Loire où elle est très présente sur les digues. Originaire de l’Europe de l’Est elle aurait été introduite par les invasions des barbares.

Elle a été cultivée comme plante médicinale et elle est toujours appréciée comme plante ornementale. Certainement grâce à sa floraison qui dure tout l’été, grâce à son joli feuillage et sa rusticité.

Mais qu’en est-il donc de son utilisation ou de sa toxicité ?

La tanaisie est-elle toxique ?

Ce qui pose problème dans la tanaisie c’est qu’elle contient une huile essentielle en grande partie composée de thuyone. La thuyone est une molécule qui provoque des convulsions, des sensations de désinhibition et même, à fortes doses, des hallucinations. Vous avez entendu parler de cette molécule si vous connaissez l’absinthe qui en contient, elle aussi. Regardons un peu ce qui est intéressant à savoir au sujet de l’absinthe…

L’histoire de l’absinthe, cousine de la tanaisie

L’absinthe (Artemisia absinthium), qui fait également partie des astéracées comme la tanaisie, a été l’ingrédient de base d’une boisson très populaire au XIXème siècle. La consommation d’absinthe est énorme en fin du 19ème et début du 20ème siècle. En 1870 c’est l’apéritif le plus consommé en France.  Il représente 90% des apéritifs consommés ! La production passe de 700 000 litres en 1874 à 36 000 000 litres en 1910. Accusée de rendre “fou” (et aussi pour endiguer l’alcoolisme…), cette boisson est interdite au début du 20ème siècle.

A mon avis, il y avait surtout un problème d’abus…Il devait, à l’époque, y avoir pas mal d’individus qui consommaient plusieurs verres par jour et ce tous les jours. Pas étonnant qu’à ces doses-là la thuyone fasse de l’effet. Mais l’effet “folie” n’aurait-il pas pu être évité par une simple consommation avec modération… ? Un siècle plus tard, l’absinthe est de nouveau autorisée dans certains pays (2001 en France et 2005 en Suisse), à condition que son taux de thuyone soit limité.

Revenons donc à la tanaisie. Faut-il s’abstenir entièrement de la consommation de tanaisie ou suffit-il de l’utiliser à bon escient ? Il y a, d’abord, de nombreuses utilisations possibles comme insectifuge et insecticide qui ne poseront aucun problème.

Insectifuge efficace

Gérard Ducerf décrit, dans son encyclopédie des plantes bio-indicatrices, un mélange de trois plantes pour lutter contre les puces : la tanaisie (dont on utilise les parties aériennes fleuries), l’absinthe (la voilà encore) et la fougère aigle. Pour cela on utilise les trois plantes sèches à part égales en poudrage dans les appartements ou la literie des animaux. Ce même mélange est aussi utilisé comme vermifuge en usage vétérinaire.

Pour prévenir l’installation des puces, posez tout simplement quelques feuilles au fond du panier du chien.

Contre les mites, vous pouvez suspendre un bouquet de tanaisie dans votre armoire ou fabriquer des petits sachets en toile comme on le fait avec les fleurs de lavande. De la même façon, les bouquets frais et secs suspendus dans la maison chassent les mouches et les moustiques.

L’infusion de tanaisie peut être utilisée en pulvérisation au jardin pour chasser certains ravageurs comme le criocère du lis. Elle est aussi utilisée pour éloigner des parasites des ruches.

Pour vous protéger des piqûres de tiques, frottez-vous les bras et les jambes avec des feuilles de tanaisie.

Avant l’invention des réfrigérateurs, on enveloppait la viande et le poisson dans des feuilles de tanaisie afin d’éloigner les insectes et les rongeurs.

Séchage de la tanaisie

Pour toutes ces utilisations, on peut employer la plante entière fleurie fraîche ou séchée. Quand on fait sécher la tanaisie correctement, le jaune des fleurs reste éclatant pendant longtemps, ce qui a valu à cette plante le nom d’immortelle. Les bouquets sont très jolis. Afin d’y arriver, il faut procéder à un séchage doux, à l’abri du soleil dans un endroit sec et aéré.

Pour cela je fais des bouquets que je suspends à l’envers à l’ombre ou alors j’utilise des paniers ou des cagettes en bois. Je met un torchon au fond de la cagette et j’étale une fine couche de plantes. Posées les unes sur les autres, les cagettes font passer l’air. Il suffit de les mettre bien à l’ombre et quelques jours plus tard les plantes seront sèches. Je les range alors dans des bocaux que je réserve dans un placard, à l’abri de la lumière.

Usages médicinaux

En tant que plante médicinale, la tanaisie a été employée surtout comme vermifuge, mais aussi comme fébrifuge, tonique, digestive et emménagogue (= stimule le flux sanguin dans la région pelvienne et de l’utérus et régule de ce fait le flux menstruel). A fortes doses, elle est abortive et elle a été utilisée à cet effet, non sans risques. Donc pour les femmes enceintes, il faut strictement éviter la consommation de la tanaisie !

Par contre, en attendant de se rendre chez le dentiste, les gargarismes d’infusion de tanaisie calmeraient une rage de dents. Et elle faciliterait la digestion.

Peut-on manger la tanaisie ?

Dès que vous aurez goûté à un petit morceau de feuille, vous saurez que vous n’en ferez jamais une salade et que vous ne l’utiliserez jamais comme épinard. La tanaisie est beaucoup trop amère et forte en goût pour cela.

Par le passé, son utilisation s’est limitée à celle d’un aromate. On en parfumait une omelette. On l’ajoutait à la cuisson d’une viande pour l’aromatiser et faciliter sa digestion. Comme les épices étaient rares et chers, on remplaçait cannelle et noix de muscade par la tanaisie dans les pâtisseries et les desserts. Elle entrait dans la composition de boissons et liqueurs.

La Chartreuse, liqueur à la tanaisie ?

La tanaisie serait une des plantes principales de la Chartreuse, liqueur préparée par les Pères Chartreux dans les Alpes. Mais ces derniers gardent leur recette secrète depuis des siècles ! Attention à l’abus… Il serait trop dommage de se voir interdire cette excellente liqueur comme cela est arrivée à la liqueur d’absinthe. J’en connais des amateurs-collectionneurs qui en seraient tristes à mourir.

Cuisiner la tanaisie

Pour ce qui est de la cuisine d’aujourd’hui, l’emploi en tant qu’épice de la tanaisie peut être intéressante. Mais, à mon avis, son goût assez fort va tout naturellement vous empêcher de la mettre à toutes les sauces. Ce que je vous recommande, c’est de faire un essais en dessert au chocolat. Faire infuser deux brins de tanaisie dans du lait ou de la crème et utiliser le lait/la crème pour faire une crème au chocolat. Hacher quelques feuilles de tanaisie et les mettre dans un gâteau au chocolat…

Comme c’est la période des pâtisseries de Noël, je vous ai préparé une recette de petits gâteaux. A cette période, les dernières fleurs retardataires qui peuvent fleurir parfois jusqu’en novembre sont fanées et noires. Mais vous pouvez encore trouver des feuilles fraîches qui ont repoussé depuis la base à l’automne.

Sablés à la tanaisie

Ingrédients

  • 250g de farine bise T 80
  • 1 cuillerée à café rase de poudre à lever (ou une pincée de bicarbonate de soude)
  • 125 g de beurre
  • 100g de sucre, moitié sucre roux, moitié sucre complet
  • 2 jaunes d’œuf
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillerée à café de tanaisie séchée ou 3-4 feuilles de tanaisie fraîche

Ingrédients

Hacher les feuilles séchées à l’aide d’un petit robot type moulin à épices. Si vous utilisez des feuilles fraîches, hachez celles-ci à l’aide d’un couteau.

Feuilles de tanaisie sèches                           Feuilles de tanaisie poudre

Mélanger le beurre, le sucre et les œufs.

Ingrédients mélangés

Ajouter la farine, la poudre à lever, le sel et la cuillerée de tanaisie.

Préparation de la pâte

Pétrir rapidement à la main afin d’obtenir une pâte lisse. Former un boudin de pâte d’environ 4cm de diamètre.

Boudin de pâte

Placer ce boudin au réfrigérateur pendant au moins 2 heures pour qu’il durcisse.

Couper des tranches d’un demi centimètre de largeur.

Rondelles de pâte

Beurrer et fariner un plaque allant au four ou utiliser un support anti-adhésif. Placer les rondelles sur la plaque de manière à ce que chaque petit gâteau ait la place pour gonfler légèrement.

Sablés crus

Cuire une douzaine de minutes à 180°.

Déguster !

Sablés à la tanaisie

Conclusion

On a évoqué les effets toxiques de la thuyone contenue dans la tanaisie peut provoquer quand on la consomme à haute dose. Par conséquent, je recommande de limiter l’usage la tanaisie à une utilisation occasionnelle à toutes petites doses sous forme d’aromate ou d’épice.

Personnellement, vu les nombreuses possibilités en tant qu’insectifuge, que je vais étendre l’utilisation de la tanaisie dans la maison pour chasser les insectes. Pas de raison de se faire embêter par les mouches et les moustiques si on a de la tanaisie sous la main !

Comme je vous disais, j’aime le goût de l’infusion de tanaisie. Il y a l’amertume, comme pour le thé, mais mêlé à des arômes balsamiques avec une note de fraîcheur. Personnellement, je continuerais à me préparer de temps en temps cette infusion, mais je me limiterai à une dégustation occasionnelle. En plus, elle est tellement belle, l’infusion…

 

Et vous ? Qu’est ce que la tanaisie vous inspire ? Allez-vous la cueillir pour chasser les puces de votre chien ? Allez-vous oser en mettre quelques feuilles dans un dessert chocolaté ou expérimenter ma recette de sablés ? Ou une possible toxicité vous fait-elle trop peur ? Je serais ravis de lire votre position en commentaire !

A la semaine prochaine pour une nouvelle plante et de nouvelles découvertes !

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Le gaillet gratteron – ou comment manger du velcro

Gaillet gratteron givré

Vous avez sûrement déjà fait l’expérience de rentrer chez vous après une promenade dans la nature et de découvrir, accrochées aux lacets de vos chaussures, aux chaussettes et au pantalon, plein de petites boules brunes… Un quart d’heure de dépiautage pour retirer tout ce bazar ! Il y a des chances que vous venez de faire une récolte de fruits de gaillet gratteron… Continuer la lecture de « Le gaillet gratteron – ou comment manger du velcro »

Le prunellier ou l’épine noire

Fruits du prunellier

On remarque le prunellier deux fois dans l’année : Au début du printemps quand il brille blanc comme neige, le buisson entièrement recouvert d’innombrables fleurs, et à l’automne quand ses fruits bleus invitent à la cueillette. Entre les deux, il passe presque inaperçu avec son feuillage discret et son port “banal” de buisson caché au milieu d’autres espèces de la haie.

Prunelles Continuer la lecture de « Le prunellier ou l’épine noire »

Le lierre terrestre – lutin protecteur et aromate

Ce soir je me suis installée auprès du feu de cheminée pour vous raconter l’histoire du lierre terrestre et de ses secrets qui remontent à il y a trèèèès longtemps. Dehors il fait froid mais les feuilles de notre petit lutin protecteur poussent toujours. Elles m’ont permises de préparer une infusion qui, j’espère, m’aidera à chasser la toux que je sens arriver… Demain j’attends des invités et j’ai mis de côté quelques feuilles de lierre terrestre pour confectionner des bouchées apéritives. Je vous en parlerai plus loin dans l’article.

Glechoma hederacea - photo Jac Janssen (2)Glechoma hederacea, tige florifère – photo Jac. Janssen

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Mouron des oiseaux – Mauvaise herbe ou ingrédient des chefs ?

Riz au mouron des oiseaux

Il y a quelques jours encore j’entendais un voisin se plaindre du mouron des oiseaux qui envahissait son potager. Il est vrai que quand il est parti, le mouron forme vite de beaux et larges tapis. Mais tant mieux ! Même pas besoin de semer ni repiquer… la salade pousse toute seule ! En décoration sur les assiettes, cru en salade ou cuit en légume, le mouron s’accommode de diverses façons. Au point que des grands chefs achètent depuis peu cette délicate plante une petite fortune pour en garnir leurs assiettes. Savez-vous que sa présence spontanée indique un sol équilibré ? Tant de raisons pour vous réjouir si vous voyez le mouron des oiseaux s’inviter dans votre jardin.

Stellaria media - mouron des oiseauxMouron des oiseaux – Stellaria media – Photo Harry Rose

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