Panier 5 plantes sauvages comestibles en janvier

5 plantes sauvages comestibles en janvier

Aujourd’hui allons à la rencontre de 5 plantes sauvages comestibles en janvier ! Des plantes qui poussent à cette époque, qu’on peut cueillir et manger, malgré le froid ; malgré le gel.

Chez nous, il a gelé toutes les nuits ces dix derniers jours. Allons voir ce qui pousse malgré tout !

1. Le lierre terrestre (Glechoma hederacea)

Le lierre terrestre est toujours fidèle au poste, avec ses feuilles en forme de rein, très aromatiques, qu’on peut utiliser pour parfumer des petites sauces, des légumes, des boissons, des desserts, etc.

Pour aller plus loin consultez les articles suivants sur le lierre terrestre :

Le lierre terrestre – lutin protecteur et aromate

Utiliser le lierre terrestre en automne et hiver

Feuilles de lierre terrestre

2. L’ail des vignes (Allium vineale)

L’ail des vignes, ça ressemble à la ciboulette ; les feuilles ne sont pas complètement rondes comme la ciboulette mais un peu aplaties sur un côté. Mais sinon, c’est la même utilisation que la ciboulette.

Ce qui est génial, c’est que c’est vraiment une plante qui supporte complètement le gel. Elle arrive dès l’automne, et on peut s’en servir pendant tout l’hiver : dans les petites sauces, dans les salades, pour parfumer des légumes, du poisson, etc.

Pour en savoir plus, consultez cet article sur l’ail des vignes :

Ail des vignes – de la ciboulette en libre service

Ail des vignes - Allium vineale
Ail des vignes, Allium vineale

3. Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris)

Nous avons aussi le cerfeuil des bois ; c’est une de mes plantes favorites en janvier, comme tout l’hiver.

Bien sûr, il ne faut surtout pas se tromper, car le cerfeuil des bois ressemble beaucoup à la cigüe qui est très toxique. Les feuilles des deux plantes se ressemblent énormément, alors avant d’en cueillir assurez-vous d’être sûr à 100% de la bonne identification !

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Mais une fois que vous avez pris le temps de bien reconnaître le cerfeuil des bois, c’est génial, parce que c’est vraiment une plante qu’on peut utiliser tout l’hiver. J’utilise les feuilles comme le persil. Les deux plantes sont proches au niveau goût ; ce sont des aromates, mais sans être trop forts. Vous pouvez mettre le cerfeuil des bois en quantité dans les salades, dans les taboulés, ou alors même dans les quiches, dans les légumes cuits, etc.

Chez moi il pousse en abondance au bord des chemins. En hiver il se présente juste sous forme de feuilles en rosette.

Pour apprendre à bien reconnaître le cerfeuil des bois consultez cet article :

Cerfeuil des bois – délicieux mais attention aux confusions !

Feuilles de cerfeuil des bois au soleil
Feuilles de cerfeuil des bois au soleil

4. La benoite commune (Geum urbanum)

Dans les lisières de forêt et sous les haies on trouve la benoite commune (=benoite urbaine), qu’on reconnaît à ces feuilles aux nombreuses petites folioles avec la foliole terminale bien plus grande que les autres.

Ce qu’on utilise ici, ce sont les fines racines qui ont un goût de clou de girofle. C’est plus délicat que le clou de girofle ; il y a besoin de plus de volume de plantes pour donner du goût. Mais c’est vraiment très, très bon : dans des boissons comme du chaï chaud, donc du lait épicé, des vins chauds, des desserts ou alors des petites sauces. J’aime particulièrement la sauce aux racines de benoite pour le poisson, c’est délicieux !

C’est une bonne racine à récolter en janvier, d’autant que le sol n’est pas gelé.

Si vous aimez cet article vous allez aussi aimer :  Cuisiner avec les fruits de carotte sauvage

Pour en savoir plus sur la benoite commune lisez mon article détaillé :

La benoite urbaine – la reconnaître et la cuisiner

Racines de benoite urbaine
Racines de benoite urbaine

5. Le cynorrhodon, fruit de l’églantier (Rosa canina)

Nous avons aussi les cynorhodons : les fruits de l’églantier. Ils sont pleins de vitamine C et avec un peu de chance vous en trouvez encore au mois de janvier ! J’ai trouvé une haie remplie de fruits !  Certains  sont encore durs, d’autres sont tout mous, devenus « blets » avec le gel. Quand on appuie sur le fruit, la chair ramollie sort et on peut la sucer. C’est sucré et acidulé – super bon !

Les cynorrhodons se transforment en confiture et coulis mais vous pouvez aussi les faire sécher et utiliser la chair réduite en poudre dans des pâtisseries ou desserts.

Pour aller plus loin dans la connaissance et l’utilisation du cynorrhodon consultez ces articles :

L’églantier et ses cynorrhodons

Comment utiliser le cynorrhodon ?

Cynorrhodon givré
Cynorrhodon givré

C’est pas mal comme récolte pour un mois de janvier, vous ne trouvez pas ?

N’hésitez pas à faire un tour pour vérifier s’il n’y a pas quelques plantes sauvages comestibles en janvier que vous pouvez cueillir autour de chez vous !

Panier 5 plantes sauvages comestibles en janvier

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