Jus berce et fenouil

Jus de légumes aux plantes sauvages – le plein de micronutriments

Un des énormes bénéfices des plantes sauvages comestibles est leur grande richesse en micronutriments. Par contre, souvent elles apportent en même temps beaucoup de fibres. Si vous voulez en manger en quantité, et que vous avez les intestins un poil fragiles, trop de fibres peuvent vous poser des problèmes de digestion. Alors si la solution était de « boire » les plantes en jus de légumes aux plantes sauvages ?

En tout cas c’est celle que je vous présente dans cet article : des jus de légumes aux plantes sauvages qui apportent des micronutriments en pagaille sans l’inconvénient des fibres pour faire le plein de vitalité !

Allons voir d’un peu plus prêt quels bienfaits apportent ces jus de légumes aux plantes sauvages.

(Attention, du 18 au 28 septembre, à l’occasion de l’anniversaire de Hurom Europe il y a une réduction de -20% sur certains modèles d’extracteurs de jus. Je vous dis comment en bénéficier en fin d’article.😊)

Manque en micronutriments – le fléau de l’alimentation moderne

Aujourd’hui nos organismes manquent cruellement de micronutriments. Ces vitamines, minéraux, oligoéléments, enzymes et autre antioxydants sont pourtant nécessaires dans tous nos processus métaboliques.

Les causses de ce manque sont multiples :

  • La transformation excessive des aliments : aliments raffinés, hypertransformés, plats préparés, fast-food etc. qui apportent certes les macro-nutriments (glucides, lipides, protéines) mais où il ne reste pas grand chose de plus…
  • L’appauvrissement des sols par l’agriculture moderne : le manque de minéraux et de microorganismes dans le sol ne permet plus aux plantes cultivées d’assimiler ces précieux éléments.
  • La sélection de variétés de plantes « modernes » (légumes, fruits, céréales etc.) qui aujourd’hui se fait au profit du rendement, de critères tel que les avantages pour le transport et l’aspect au lieu de la richesse en micronutriments des récoltes.
  • Le stress : avec notre mode de vie actuel, il est difficile d’échapper au stress chronique dû à une vie à 100 à l’heure, l’exposition permanente à la pollution, aux écrans, aux ondes électromagnétiques, aux informations anxiogènes etc. Pourtant, ce stress demande à notre corps encore plus d’efforts pour maintenir ses fonctions vitales et ainsi encore plus micronutriments essentiels aux processus métaboliques.

Les plantes sauvages, source de micronutriments ?

Alors face à ce manque est-ce que les plantes sauvages comestibles peuvent apporter un soutien ?

Il ressort de diverses études que les plantes sauvages sont particulièrement riches en micronutriments. Je vous conseille pour cela la lecture du livre de Françoise COUPLAN « Guide nutritionnel des plantes sauvages comestibles et cultivées » aux éditions Delachaux et Niestlé. Il en ressort clairement que les plantes sauvages sont particulièrement riches.

Voici quelques exemples (donnés extraits du livre précité) :

Teneur en calcium

  • Amaranthe livide (Amaranthus blitum, feuilles) : 837 mg / 100g
  • Mauve sylvestre (Malva sylvestris, feuilles: : 690 mg / 100g
  • Ortie (Urtica dioica, feuilles) : 630 mg/100 g
  • Berce (Heracleum sphondylium, feuille) : 320 mg/ 100 g

En comparaison :

  • Fromage (moyenne) : 800 mg/ 100 g
  • Amande : 266 mg/100g
  • Lait : 120 mg/ 100 g

Teneur en fer

  • Galinsoga (Galinsoga parviflora, feuilles) : 14 mg/100 g
  • Mouron des oiseaux (Stellaria media, feuilles) : 8,4 mg /100 g
  • Ortie (Urtica dioica, feuilles)   7,8 mg / 100
  • Amaranthe réfléchie (Amaranthus retroflexus, feuilles) 5,5 mg /100 g

En comparaison :

  • Lentille : 9 mg / 100 g
  • Foie : 8 mg /100g
  • Epinards : 3 mg / 100g
  • Viande de boeuf : 2 mg / 100 g
  • Laitue : 0,3 mg /100 g

Teneur en vitamine A (Provitamine A, en unités internationales)

  • Cynorrhodon (fruits de l’églantier, Rosa canina) : 15 000
  • Pissenlit (Taraxacum offcinallis, feuilles) : 14 600
  • Chénopode blanc (Chenopodium album, feuilles) : 11 600
  • Violette (Viola ssp, feuilles) : 8300
  • Ortie (Urtica dioica, feuilles) : 7 000

En comparaison :

  • Melon : 3400
  • Chou : 3 100
  • Abricot : 2 535
  • Pêche : 1 010
  • Poireau : 850
  • Tomate : 820
  • Laitue : 720
  • Pomme : 40

Teneur en vitamine C

  • Cynorrhodon (fruits de l’églantier, Rosa canina) : 1 350 mg/ 100 g
  • Argousier (Hippophae rhamnoides, fruits) : 450 mg/ 100 g
  • Ortie (Urtica dioica, feuilles) : 333 mg/ 100 g
  • Berce (Heracleum sphondylium, feuille) : 290 mg/ 100 g
  • Pissenlit (Taraxacum offcinallis, feuilles) 115 mg/ 100 g

En comparaison :

  • Cassis : 180 mg/ 100 g
  • Persil : 133 mg/ 100 g
  • Brocoli : 95 mg/ 100 g
  • Citron/ orange : 53 mg/ 100 g
  • Epinards : 50 mg/ 100 g
  • Tomate : 19 mg/ 100 g
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Mais pourquoi une telle richesse ?

Comment peut-on expliquer une telle richesse en micronutriments des plantes sauvages comestibles ?

Plusieurs hypothèses sont avancées :

  • Les micronutriments en tout genre aident les plantes à se défendre contre les agresseurs, des conditions climatiques extrêmes, etc. Une plante qui en est riche sait mieux survivre en milieu naturel.
  • Ce sont les plantes-mêmes qui « choisissent » de s’installer à l’endroit idéal pour elles. Elles y développent alors leur « plein potentiel ».
  • On ne les aide pas par arrosage, apport d’engrais etc… L’arrosage et l’apport en engrais des plantes cultivées favorise la croissance au détriment de la richesse en (micro-) nutriments.
  • Souvent, les plantes sauvages poussent dans des sols vivants où la vie microbienne est encore intacte, ou au moins riche. Ceci favorise la richesse et la bonne santé des plantes. Un exemple souvent donné est celui de la symbiose entre champignons et plantes sauvages. Les champignons agissent comme une extension extraordinaire du système racinaire des plantes qui sont ainsi capables de puiser des substances à plusieurs mètres voire des dizaines de mètres de distance. Ceci ne leur serait pas possible sans la collaboration avec les champignons, impossible dans un sol où toute vie microbienne a été effacée.

Alors face une telle aubaine comment profiter au mieux de la richesse en micronutriments des plantes sauvages ?

Une poignée par jour de plantes sauvages

Le conseil que je donne est le suivant : commencez petit à petit et mangez une poignée de plantes sauvages tous les jours. Diversifiez. Mettez-en dans vos salades, mangez-en avec vos légumes, servez-vous en en épice et aromate, faites vos poudres de plantes à saupoudrer un peu partout, faites-en des infusions, des compotes et confitures, mettez-en à lactofermenter – bref, mangez-en à toutes les sauces !

Mais une autre manière de consommer des plantes sauvages qui est aussi agréable que ludique et, de plus, absolument délicieuse est celle de faire des jus de légumes aux plantes sauvages.

L’intérêt des jus de légumes aux plantes sauvages

Ça fait maintenant quelques mois que je me fais des jus de légumes aux plantes sauvages tous les jours et j’en suis absolument ravie ! C’est tellement bon et ça me fait tellement de bien ! Le matin je prépare mes légumes et je fais un petit tour dehors pour récolter les plantes sauvages comestibles du moment. Ou alors j’ai recours aux cueillettes des derniers jours, que je lave aussitôt rentrée de balade et qui attendent leur utilisation dans une boite au frigo. Je passe tout ça à l’extracteur de jus et je démarre ma journée avec un concentrée de vitalité.

Les jus de légumes aux plantes sauvages sont délicieux, variés, superbes par leur couleur, ils sont désaltérants et hydratants – j’ai vraiment du mal à m’en passer ! Je sens que ça me donne comme un coup de fraicheur à l’esprit, ma digestion est meilleure, ma concentration plus élevée, j’ai moins soif. Bref, je me sens bien avec mes jus !

Quand on veut manger une quantité importante de plantes sauvages, et même de légumes, on est face à l’inconvénient d’avoir beaucoup de fibres insolubles, pas toujours faciles à digérer. L’avantage des jus de légumes aux plantes sauvages est que ces fibres sont éliminées alors qu’on extrait toute l’essence des plantes par le jus avec les précieux micronutriments.

Même s’il est possible de faire des jus essentiellement à base de plantes sauvages, leur goût prononcé va en rebuter plus d’un. Le fait de mélanger les plantes sauvages avec des légumes (et un peu de fruits) permet d’avoir des jus très plaisants au goût.  et les extracteur de jus ont plus de mal avec aussi à venir à bout des plantes.

Quel extracteur de jus utiliser ?

Les extracteurs de jus d’aujourd’hui sont performants et permettent à extraire le jus de façon efficace et de manière facile et rapide. J’ai commencé à faire mes jus de légumes aux plantes sauvages avec un modèle d’extracteur que j’avais acheté à la fin des années 1990. L’appareil marchait toujours, même après plus de 20 ans, preuve de qualité dont j’étais ravie.

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Mais c’était tellement long et fatigant de faire mes jus avec ce vieil extracteur !!! Il fallait couper les légumes en morceaux fins qui rentraient dans le goulot, appuyer avec force pour faire passer chaque morceau. Et quand j’y mettais des plantes sauvages l’appareil avait même tendance à bloquer et il fallait tout démonter, remonter et recommencer. Bref, une galère qui faisait que mes jus de légumes aux plantes sauvages ne restaient qu’occasionnels…

Extracteurs de jus Hurom

Cette année j’ai décidé d’en changer et j’ai opté pour un extracteur de jus de la marque Hurom, le modèle  H70 ST. Et depuis, c’est devenu tellement facile que je me fais mon jus de légumes aux plantes sauvages tous les jours !

Extracteur de jus Hurom H70 ST
Extracteur de jus Hurom H70 ST

Chez cette marque vous avez une multitude de modèles au choix. Le mien est le H70 ST, un appareil au design compact, mais tous les modèles sont top. L’utilisation est simple : vous mettez les légumes et les plantes, coupés grossièrement dans la cuve, vous appuyez sur le bouton et c’est tout. Le jus sort d’un côté, les fibres de l’autre. Pas besoin de presser, d’appuyer, de forcer (comme je le faisais avec mon vieil appareil). En quelques minutes le jus est prêt.

Et le nettoyage est super facile également. Il y a juste à dévisser d’un tour de main la cuve et la vis sans fin et le filtre. Un coup de rinçage, un petit coup de brosse si on a un modèle à filtre et deux minutes plus tard c’est terminé. J’adore !

Bénéficiez de 10% de réduction avec mon code

Je suis tellement contente de cet extracteur que je parle volontiers de ces qualités.  Et j’ai même accepté le partenariat que la marque m’a proposé. C’est pour cela qu’avec mon code PLANTESSAUVAGES10 vous avez 10 % de réduction sur l’achat de votre extracteur chez Hurom Europe.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire sous cet article ou à m’envoyer un mail via l’onglet « contact » en haut de la page. Je répondrai à vos questions avec plaisir.

Exemple d’une recette de jus de légumes aux plantes sauvages

Voilà un exemple type d’un jus de légumes aux plantes sauvages (environ 500 ml de jus) :

  • 1 grand concombre coupé en grands morceau avec la peau
  • 1 bulbe de fenouil coupé en grands morceaux
  • 1 pomme coupée en 4 avec la peau et les pépins
  • 1/2 citron sans la peau ou en gardant un peu de zeste
  • 1 petit saladier plein de plantes sauvages du moment (feuilles d’ortie, de berce, lierre terrestre, plantain, oseille, amaranthe, chénopode, mauve, violette, égopode, origan etc…) lavées et coupées en tronçons de 3-4 cm
  • Optionnel : un morceau de racine de gingembre

Ceci donne environ 500 ml de jus. C’est à peu prêt ce que je bois seule en 3-4 prises tout au long de la journée. Mais si vous démarrez commencez par de plus petites quantités et augmentez petit à petit.

Bonnes cueillettes et bon jus à vous !

Jus de légumes aux plantes sauvages : fenouil et ortie

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14 thoughts on “Jus de légumes aux plantes sauvages – le plein de micronutriments

  1. Bonjour
    Merci pour cette proposition et tous vos articles si intéressants et votre générosité.
    Connaissez-vous les différences (efficacité, contenance, fiabilité…) entre les 2 modèles en promo?
    Proposez-vous parfois des stages sur les plantes sauvages en présentiel?
    Merci de votre retour.
    Bernadette

    1. Bonjour Bernadette,
      Voici les principales différences entre les deux modèles en promotion : Le H310A est plus petit. Il est issu de la ligne eaysy press, sans filtre fin. Cela permet un nettoyage plus facile si on n’est pas dérangé par la pulpe dans le jus. Il a une garantie de 10 ans.
      Le H320N est plus grand. Il est issu de la ligne pure press donc équipé d’un filtre fin qui réduit la pulpe dans le jus. Lors du nettoyage il faut passer un petit coup de brosse (incluse) sur ce filtre. J’ai un modèle avec ce filtre, ça se fait en quelques instants sans problème. Il a une garantie de 15 ans
      Je viens de faire un tableau comparatif des deux modèles qui j’ai ajouté dans l’article pour que ce soit plus visuel. 😉
      Pour ce qui est la fiabilité de la marque, je n’ai que de bons retours. Vous trouvez des informations sur son historique et son savoir-faire ici : https://www.hurom-europe.com/fr/pourquoi-hurom/

    1. Il y a beaucoup à dire à ce sujet. Ma conclusion personnelle après quelques lectures et recherches ce dernier temps où cette question est beaucoup débattue est : si ses intestins sont en mauvais état (et son état de santé en général), il vaut mieux éviter les oxalates. Des intestins en bonne santé savent très bien s’en débrouiller.
      En cas d’intestins fragiles/ enflammés il est alors d’autant plus intéressant de se faire des cures de jus de légumes (en évitant les plantes/légumes à fort taux d’oxalates) pour justement l’aider à se remettre en forme.

  2. Bonjour,
    Merci pour vos articles toujours de grande qualité.
    je serai bien intéressée par un achat d’extracteur (bien qu’il soit sûrement fabriqué en Asie?…) et j’aimerais avoir votre avis : quel modèle conseillez vous? (dans ceux qui sont réduits à -20%).Encore merci et bonne semaine,Laurence

    1. Bonjour Laurence,
      Voici les principales différences : Le H310A est plus petit. Il est issu de la ligne eaysy press, sans filtre fin. Cela permet un nettoyage plus facile si on n’est pas dérangé par la pulpe dans le jus.
      Le H320N est plus grand. Il est issu de la ligne pure press donc équipé d’un filtre fin qui réduit la pulpe dans le jus. Lors du nettoyage il faut passer un petit coup de brosse (incluse) sur ce filtre. J’ai un modèle avec ce filtre, ça se fait en quelques instants sans problème.
      Je viens de faire un tableau comparatif des deux modèles qui j’ai ajouté dans l’article pour que ce soit plus visuel. 😉

      1. Bonjour,
        Merci pour ce retour très explicite car sur le site Hurom, il n’y a pas beaucoup d’indications (pas de volume indiqué ni pour la trémis ni pour la chambre); j’hésite entre les 2 car on passe quand même de 800ml à 2l…compliqué de faire un choix ; pour celui que vous avez choisi le H70, vous avez quels volumes ?
        Encore merci et bonne journée,Laurence

  3. Bonjour Nathalie,

    Tout d’abord un grand merci pour tout ce que vous nous faîtes découvrir gracieusement.
    Je serai intéressée par l’achat de l’extracteur H310 A, (d’autant que je viens de casser le mien dont j’étais bien contente…), serait-il possible avec une échéance plus grande de faire des commandes groupées, pour un moindre prix d’achat ?
    C’est une suggestion, rien d’autre.
    Au plaisir de vous lire.
    Avec toute ma reconnaissance.
    Christiane

    1. Bonjour Christine,
      Merci pour votre message. C’est toujours embêtant quand un appareil qu’on aime utiliser casse… Sur les extracteurs de jus Hurom vous avez 15 ans de garantie, ça promet de les utiliser un bon moment !
      Je n’ai malheureusement pas la possibilité d’influencer sur la durée de la promotion car elle est proposée par la marque Hurom à l’occasion de leur anniversaire. Par contre en dehors de cette période de promotion vous avez toujours la possibilité de passer votre commande avec le code PLANTESSAUVAGES10 et de bénéficier d’une réduction de -10 %
      N’hésitez pas si vous avez d’autres questions.
      Bien à vous
      Nathalie

  4. Bonjour Nathalie,
    Merci beaucoup pour la qualité de vos articles réguliers sur les plantes sauvages. C’est un travail considérable tout en faisant œuvre utile et remarquable.
    Quel avantage/désavantage pourrait avoir le fait de faire des smoothies plutôt que l’extraction de jus avec les mêmes produits que vous citez hormis la suppression des fibres ?
    Bien cordialement,
    Alain Dupuis

    1. Merci, Alain, pour votre message encourageant !
      Un jus de légumes est la concentration d’une grande quantité de légumes/plantes/fruits et apporte un véritable concentré de micronutriments facilement et rapidement assimilables. Dans un smoothie la densité est limitée, un verre du même volume apporte moins de micronutriments. Il amène plus de satiété.
      Dans l’hygiénisme/la naturopathie, les jus de légumes sont considérées également comme un moyen d’aider à la régénération d’un intestin enflammé.

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