Mon histoire ou Pourquoi je vous parle de plantes sauvages comestibles ?

Qui suis-je ?

Bonjour, je suis Nathalie Deshayes. J’ai 47 ans, je suis franco-allemande et je vis avec mon mari dans le Loiret, entre Loire et canaux.

Profil

Si je vous parle de plantes sauvages comestibles, c’est d’abord parce que je les aime ! Quand je suis entourée de plantes, je me sens bien. Elles rendent ma vie plus belle.

Les plantes sauvages apportent un vrai plus dans ma vie : Le bonheur de connaître ce qui m’entoure et de m’y sentir reliée. Connaître les besoins des plantes, leur histoire, leurs vertus et leurs utilisations me fait me sentir plus proche d’elles. Les plantes sauvages diversifient mes repas, elles m’offrent plus de vitalité grâce à leur haute teneur en nutriments, participent à soigner mes maux de tous les jours et ceux de ma famille, me permettent d’être plus autonome… Et tout cela gratuitement…. Si ce n’est pas un cadeau !!

Vivre avec la nature

Si je vous parle de plantes sauvages comestibles c’est qu’on est de plus en plus nombreux/ses à se demander ce que l’on peut faire pour notre planète et comment on peut vivre plus proche de la nature. Intégrer les plantes sauvages dans notre quotidien peut être une réponse. Cela implique de les connaître et de les respecter. Il faut bien les avoir observées et être sûr de leur identification avant de démarrer la cueillette… Mais c’est à la portée de tous et peu importe où l’on vit, dès qu’il y a un coin de nature, de jardin, de terrain vague… il y a partout des plantes qui se mangent !

Donner du sens et partager

Au fil des ans, j’ai acquis un savoir et savoir-faire sur le sujet et j’ai envie de vous le partager. Garder tout ça pour moi servirait à quoi ? Juste à ma petite vie… ça serait déjà ça. Mais j’ai envie que ça serve au-delà de moi. J’ai envie d’aider d’autres personnes à avoir accès à ce monde-là.

Si je vous parle de plantes sauvages comestibles c’est parce cela donne du sens à ma vie. Ces 14 dernières années, j’étais chef de cuisine et gérante de mon restaurant. Un métier où ma passion (la cuisine) s’est vue ensevelie sous une montagne d’obligations et de contraintes (l’administratif, la gestion financière, du personnel, des commandes, la comptabilité, le rangement, le ménage, la communication, la relation client, en plus de la pression permanente, de l’effort physique, des amplitudes horaires…). J’ai fini par me sentir esclave de ma propre entreprise. Mais quoi faire d’autre ? Comment donner du sens à ma vie ? Quel travail trouver qui peut me plaire et me rémunérer ? Dans quoi je peux être utile ? Qu’est-ce que j’ai à donner au monde ? Quelle est ma place sur cette terre ?…

A la recherche de ce qui est important pour moi, de ce qui me fait vibrer, de ce qui m’inspire, de qui me donne des frissons, de ce qui fait sens pour moi j’ai trouvé plusieurs fils rouges qui s’étirent le long de ma vie : Les plantes, la cuisine, la santé au naturel, la protection de la planète et l’écriture.

Est alors venu l’idée d’une nouvelle activité où j’unis tout cela autour des plantes sauvages comestibles : Un blog ainsi que des sorties sur le terrain et des stages sur le sujet pour partager ma passion !

Une nouvelle vie

Si je vous parle de plantes sauvages comestibles aujourd’hui c’est parce que j’ai démarré une nouvelle vie. Mon souhait est qu’elle soit profitable à toutes celles et tous ceux qui cherchent à mieux connaître les plantes sauvages et de les utiliser au quotidien.

Voici mon histoire :

J’ai toujours adoré les plantes

Gamine, j’ai sauvé le saule sur le talus après les travaux de la maison de mes parents, je tenais un journal avec le nombre de crocus qui sortaient chaque jour au printemps, je m’occupais du carré de plantes aromatiques du jardin… J’avais 8 ans quand mes parents m’ont offert mon premier guide de détermination des fleurs. On était en vacances dans les Pyrénées et je m’émerveillais devant chaque touffe de fleurs et demandait ce que c’était.

Et c’est ce que je fais encore aujourd’hui !

J’ai toujours été gourmande.

Ma mère raconte qu’en rentrant de l’école je me dirigeais directement vers la cuisine pour soulever les couvercles et découvrir ce qu’elle nous avait préparé. Je rêvais de pouvoir, comme la fameuse tante Trudi, réaliser des gâteaux délicieux sans utiliser de recette. Quand, à l’âge de 17 ans, j’ai eu de très gros problèmes de sommeil et que mon naturopathe m’a mis au régime hypotoxique (sans viande, ni poisson, ni produits laitiers, ni gluten, ni acide et acidifiant…!) j’ai découvert un autre mode de cuisine avec des produits pour moi jusque-là inconnus. C’est ma gourmandise qui a fait de cette contrainte un atout et qui m’a rendue créative !

En plus, ce régime, ainsi que le millepertuis, m’ont sauvé la vie !

Si j’aimais déjà cuisiner avant c’est depuis ce moment que je m’y suis mise vraiment. La cuisine est devenue mon terrain de jeu, d’expérimentation et d’expression. C’est aussi l’endroit où mon envie du « bien manger » rejoint mon amour des plantes et de la planète.

La planète…

Cette terre qui nous accueille avec tant de générosité. La terre qui nous nourrit, qui nous donne ce dont nous avons besoin, à qui on doit tout ! … Aujourd’hui je le formule avec ces mots – quand j’étais jeune c’était juste un ressenti. Couplé au bien-être de me trouver dans la nature il m’a donné l’envie de faire quelque chose pour la préserver. J’ai alors décidé de faire une maîtrise d’écologie et d’éducation à l’environnement à l’université de Lüneburg en Allemagne, où j’ai grandi.

Mes études d’écologie

J’ai adoré ces années-là, les cours super intéressants, l’ambiance constructive entre étudiants engagés, les projets liés de près et de loin aux études : Les stages en agriculture bio et en centre ornithologique, la création d’une centrale d’achat de produits bio, les voyages d’études, les manifestations contre les transports de déchets radioactifs à Gorleben, le TP sur la méthode innovante en agro-écologique de Monsieur Koch, l’étude sur le réseau de pistes cyclables de la ville, le mémoire sur l’éducation à l’environnement associative en France, et surtout les nombreuses sorties sur le terrain.

Dès qu’il y avait le choix entre botanique et zoologie, j’allais en botanique. C’est ici que j’ai appris des méthodes d’identification des plantes, que j’ai appris à distinguer les familles les plus importantes et que j’ai commencé à m’intéresser à leurs utilisations. J’ai débuté par la cueillette de mes plantes à tisanes : Millepertuis, menthe, achillée millefeuille, fleurs de sureau… Les week-ends, on sortait dans la nature entre copains, guide à la main, pour reconnaître les essences d’arbres grâce à leurs bourgeons en hiver, s’entraîner à identifier les fleurs en été.

L’écriture

Pendant tout ce temps-là, je lisais beaucoup et j’adorais écrire. En primaire déjà j’avais écrit des histoires d’animaux qui empêchaient les bulldozers de détruire la forêt en les cachant sous des monticules de terre et de plantes. J’ai longtemps tenu mon journal et avant l’existence des e-mails j’avais beaucoup de plaisir d’écrire des lettres et d’en recevoir. Faire de l’écriture une partie de mon travail a longtemps été mon rêve.

Apprentissage sauvage

Après mes études j’ai travaillée en tant qu’éducatrice à l’environnement dans les montagnes du Puy de Dôme. Dans ce paradis des plantes j’ai entamé sérieusement mes dégustations sauvages. J’ai eu la chance de participer à l’incroyable « Groupe Plantes » qui réunissait régulièrement des personnes passionnées des plantes pour partager leurs découvertes, faire des sorties sur le terrain et manger de bons plats à base de cueillettes : Tarte à la reine des prés, bouilline à la renouée bistorte, filets de consoude…

J’ai énormément appris par ces échanges, ainsi que par des lectures et mon inlassable curiosité en la matière. Ce qui était pratique, c’est qu’il y avait tout ce qu’il fallait à portée de main : Devant le chalet où j’habitais on marchait dans le fenouil des Alpes et on pouvait cueillir le l’épilobe en épi par brassées. Sans parler des myrtilles du sous-bois qui menait au lac juste derrière ! Le pied !

L’alimentation saine

En 2001, après la naissance de ma fille, j’ai suivi une formation de conseil en alimentation saine au Collège Européen Naturopathie Traditionnelle Holistique (CENATHO). Elle m’a donné des connaissances solides en nutrition et a m’confirmé l’importance du lien entre l’alimentation et la santé.

J’ai quitté mon emploi d’éducatrice à l’environnement pour créer mon activité de stages de cuisine bio-végétarienne. Chaque stage était construit autour d’un thème et englobait une partie théorique et une partie pratique. Dès le début, les stages de cueillette et cuisine des plantes sauvages faisaient partie des thèmes proposés.

La restauration

A la demande de mes clients mon activité de stages c’est très vite élargie d’un service traiteur. J’ai été amenée à traîner mes casseroles un peu partout en France pour faire des repas bio-végétariens lors d’évènements, colloques, séminaires…

C’est lors d’une de ces prestations que j’ai rencontré mon futur mari. Coup de foudre et changement de vie… Je l’ai rejoint en région Centre où on a décidé de créer un restaurant en pleine forêt solognote puis quelques années plus tard un autre restaurant en bord de Loire à Orléans.

J’y faisais une cuisine 100% maison à base de produits frais, locaux et bio. Par la force des choses (en Sologne il y a beaucoup plus de chasseurs que de végétariens …) je me suis mise à préparer du poisson et de la viande en gardant toujours un choix végétarien. En Sologne j’avais toujours un menu aux plantes sauvages à la carte et j’utilisais des fleurs et feuilles sauvages en décoration dans mes compositions d’assiettes. Une de mes spécialités était « la fleur » : Un grand gâteau aux fleurs de reine des prés, de sureau et d’aspérule odorante présenté en forme de fleur et décoré de fleurs que je préparais pour les anniversaires et les mariages.

Une fois arrivés en ville pour notre restaurant en bord de Loire à Orléans il est devenu plus compliqué de trouver des plantes. Quand j’avais l’occasion de faire des cueillettes les jours de congés je proposais des plats aux plantes sauvages les jours suivants. Il m’est arrivé d’organiser des évènements autour des plantes sauvages, quelques stages de cuisine et/ou de découverte des plantes, une conférence, des émissions de radio.

Des mises en question

Mais ceux qui connaissent la restauration savent que c’est un métier qui demande énormément d’énergie et disponibilité. En tant que chef de cuisine ET gérante, mon temps disponible pour d’éventuelles cueillettes ou autres activités de loisir s’est vu réduit en miettes. A une époque, seuls mes allers-retours sur Paris pour ma fille me donnaient le loisir de voir pousser les plantes… au bord de l’autoroute !

Cette situation est devenue tellement insupportable pour moi qu’après de longues années d’hésitation et de doute et un travail intérieur important sur mes aspirations profondes, nous avons pris la décision de vendre le restaurant. Nous avons eu la chance de trouver des acheteurs sérieux et nous voilà installés à la campagne !

Un choix de vie

Je suis ravie de notre choix de vie ! Je respire de nouveau auprès de mes copines à feuilles et à fleurs, au grand air, dans des paysages magnifiques ! J’ai des plantes comestibles partout autour de la maison. Il y a une diversité fantastique en bord de Loire et des canaux. Mon mari a de l’eau pour naviguer sur la Loire. Les gens sont sympas et accueillants. Il y a plein de choses à faire dans les environs. Je me suis même mise à enfin faire mon potager et à me former à la permaculture… En gros : J’adore !

C’est ici que je crée mon blog pour vous partager tout ce que je connais au sujet des plantes sauvages comestibles. J’espère que sa lecture vous sera utile et que vous prendrez autant plaisir que moi dans ce monde d’abondance que nous offre la nature !

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12 thoughts on “Mon histoire ou Pourquoi je vous parle de plantes sauvages comestibles ?

  1. Bonjour Nathalie,

    Bravo pour ce changement de vie en forme de retour aux sources ! Et comme des haies (Ah Ah), il faut en remettre dans les campagnes, c’est assurément the best place to be for you !

    A bientôt.

    Philippe Villevalois

  2. Bravo pour ce blog! Je suis plutôt autonome en matière de plantes, particulièrement les médicinales mais il me manque l’aspect cuisine. Vos recettes simples et créatives cont me pousser à expérimenter. Merci pour vos articles bien rédigés, qui synthétisent l’essentiel.
    À vous lire donc, avec grand plaisir toutes les semaines,
    Laure

      1. Coucou Nathalie
        Tu a un super parcours avec les simples. Je comprends mieux ta passion , comme moi d’ailleurs. La passion de la Nature , tu la ou tu la pas .Tu a raison de créer un blogue, sur les plantes sauvages qui soigne, qui nous accompagne, de nouvelles recettes , des goûts , des saveurs ancestrale…qui son a nos pieds. Il faut un peu de connaissances. Mon histoire est assez magique, condamné part la Médecine , on peut plus rien faire pour moi ..avec tout se que vous avez vécu, me dit le médecin.on peut rien faire pour vous , pas de traitements, interdit pour moi la Médecine chimique…auresement que j’étais pas en grande forme voir , pas en forme du tout , sinon je serais écroulée sous les médoc …La plus part des gens fon confiance , à leurs médecin et les médecins fon confiance au laboratoire..Ben moi , en 1995 , tout mes organe digestive ne voulais plus marcher rien ne passait, je vomissais.Les médecins , et j’en es fais ..tous me réponds , on peut rien faire pour vous ..il ne savent pas soigné tout …il y a eu un signe du ciel .je sais pas comment .j’ai commencé part trouver une sainte vierge Marie sur une poubelle, je me suis dit , si je la prend pas , ca va me porter malheur, je l’est pris ..Après , le dixième médecin, le médecin me lance une ordonnance , avec une désinvolture…je passe à la pharmacie, de st de bray . Je suis tombé sur une pharmacienne très positives. C’est important d’être très positive , sur les plantes .Elle me dit non , c’est pas un médicament, s’est une plantes le chardon Marie , elle me donne une brochure sur les simples . de la , ca fait 24 ans ..les médecins me dise que je suis pas comme tout le monde .j’ai répondu, c’est l’ancienne Médecine, mais ils aime pas l’entendre .j’ai découvaire une passion . Ça ma bien aidée sur des addiction..donc les simples sont la pour nous aider, nous guérir, et nous enrichir…les premières plantes que j’ai consommé, le chardon Marie, le caille de lait , Achilée millefeuille..prele des chants , ortie etc .depuis je continue à découvrir…je suis plutôt dans les remède de guérison…je vais trouvée ton livre et le lire , pour enrichir ma connaissance . Connais tu Hildegarde de Bingen…et Maria treben ? Bonne cueillette , bon blog , et bonne santé à vous. Cernunos , Joël .

  3. Oui le virus actuel m a permis de prendre le temps chaque jour de regarder pousser les plantes au jour le jour. Et une par une faire mieux connaissance. Je me suis longtemps contentée de l ortie exclusivement.
    J’ ai fait connaissance de alliare et pratiqué les recettes.
    Les fleurs de sureau arrivent.
    Côté cuisine, je tente au jour le jour, au fil de la saison et de l imagination.
    Chaque région a ses plantes non ?
    Nous sommes dans les Hauts de France.
    Ce qui m inquiéte c et de confondre avec une toxique ?

  4. Bonjour Nathalie,
    Bravo pour ta détermination, puisque je découvre enfin ton histoire, depuis l’enfance, et ton superbe parcours en relation avec ta vie actuelle !
    J’ai enfin épluché ton magnifique blog durant ce confinement troublant de printemps 2020 !
    Tout ceci est très instructif, me plaît beaucoup et me rempli de bien-être, étant une fervente amoureuse, protectrice de la Nature, depuis toujours.
    Tu m’emmènes véritablement et si je me sens “novice” en la matière… je me sens un peu comme “pousser des ailes” grâce à ta création et tes perspectives !
    Merci, merci, merci pour tout cela et pour ton authenticité.
    Bonne continuation !! Je t’embrasse.
    Gaby

    1. Bonjour Gaby, ton message me touche. A partager ma passion pour les plantes sauvages comestibles, je me sens vraiment à ma place. Des messages comme le tien m’y confortent et m’encouragent à avancer dans ce sens. Quand faire ce qu’on aime apporte aux autres, la vie est un cadeau 🙂 N’hésites pas si tu as des questions sur les plantes ! Je t’embrasse, Nathalie

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